Bienvenue sur le blog de nubula

Bienvenue sur le blog de nubula, dédié aux Arts, cinéma, littérature, musique, exposition et un peu tout ce que j'aime. Ce blog est une invitation au voyage, voyage urbain à travers les musées du monde, les écrans de cinéma et les pages de romans. Alors Bon voyage!
Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 16:39
EROS Le fameux EROS, film aux trois réalisateurs mytiques: Antonioni, Soderbergh et Le président du jury de Cannes 2006, j'ai nommé le dieu: Wong Kar Wai ( mon bien aimé) film aux trois histoires sur le couple, le DVD vient de me tomber entre les mains ( un KDO béni ) . Trois tableaux que l'on peut résumer en trois genres littéraires: Le premier, celui d'Antiononi intitulé l'enchaînement périlleux des choses et qui ouvre les portes du paradis en serait le poème. Plus cru que les deux autres, plus de chair, chair poétique, danse nue sur la plage et plaisir, désir solitaire sur fond de faux dialogue, l'histoire de l'incommunicabilité des êtres qui s'aiment ! Les corps trouvent une fusion dans la nature qui envahit l'écran. Puis le second film est un rêve, celui d'une femme partageant son intimité avec un homme (qui sera nos yeux) , celle de sa toilette du matin, juste avant de partir dans la rue, au travail. Cette femme nue est familière et elle hante le psychisme de l'homme qui en rêve, qui est-elle? Est-elle l'idéal ? Est-elle la réalité ? Un film à chute qui donne une définition idéale de l'érotisme aussi bien par l'image ( scènes furtives de toilette et d'habillement) que par l'esprit: l'érotisme serait ce que l'on a sous les yeux et que l'on regarde avec le prisme de l'onirisme. Enfin le troisième, vous l'avez compris, mon préféré est un conte qui pourrait s'intituler: Le petit tailleur et la prostituée et qui s'appelle en réalité "La main" est c'est beaucoup mieux comme ça. Seulement un conte revisité par Monsieur Wong Kar Wai, le roi de l'émotion, le roi de la couleur, dans la même veine que ces films précédents, le roi nous donne des frissons tellement le films est esthétiquement poignant. On retrouve ces thématiques fétiches: les belles robes,le Shangai des années 60, les ellipses narratives, l'étroitesse du champ de la caméra comme pour dire la situaton inextricable de ceux qui ne deviennent jamais amants ! Et tous ces trésors sont liés par des dessins mis en musique et animés, dessins du célèbre illustrateur Mattoti qui nous font entrer dans les sinuosités conjugales, proprement sublime ! Une bonne idée KDO intime.
Par Nubula - Publié dans : critiques de films
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 16:19
Chers abonnés ! s'il faut aller au cinéma par ce joli temps de printemps, c'est pour voir BUBBLE, le dernier Soderbergh ! Un film qui nous cloue sur place, cela faisait longtemps que le pathos n'avait pas été traité de façon aussi subtile et intelligente ! Ah, on n'est plus habitué à voir des films sensés, ça fait mal ! Je n'ai même pas envie de vous dévoiler l'intrigue, j'ai envie de vous laisser faire, de vous laisser dans une ignorance salvatrice ! J'ai envie de vous dire que les personnages de cette histoire ne m'ont pas encore quittée, Soderbergh a recruté des acteurs non-professionnels pour ce film et ils sont si parfaits, ils jouent juste ! Il y a Martha, la grosse dame de 40 ans et le joli kyle qui travaillent dans une petite usine de poupées en Amérique et puis.....Mais qu'est-ce que vous faites encore derrière votre écran, allez, foncez dans les salles obscures voir CE film.
Par Nubula - Publié dans : critiques de films
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Jeudi 10 novembre 2005 4 10 /11 /Nov /2005 00:00
Japon, jour 2 Réveillés à 4h00 du mat, décalage horaire oblige, nous décidons de profiter de cette belle journée qui s'offre à nous pour aller visiter Tokyo. Nous décidons d'aller prendre un petit déj' traditionnel dans le centre de Tokyo, pour cela , il faut prendre le métro la yamanote line chérie qui débute son service vers 5hoo, nous avons terriblement faim, notre dernier repas remonte à la collation de la dernière heure de vol. Nous décidons de rentrer dans le prochain café que nous rencontrerons pour faire cesser ces gargouillis. Il se trouve que nous tombons sur le fleuron de la vente de beignets et autres délices légers et digestes, j'ai nommé le géant américain Mister Donuts. Nous sommes désemparés, quand la vendeuse s'adresse à nous en japonais, nous n'avons aucune idée de ce que nous allons prendre et pas la moindre idée de ce qu'elle dit. On essaie de la saluer en japonais avec un accent de coq gaulois: "Rrro-aï-go-go-zaimasss!" et puis on abandonne très vite devant les yeux cois de Miss Donuts; On choisit au hasard des beignets fourrés, à quoi, nous ne savons pas. fourré à la viande en sauce, hum! c'est bon à 4h30 du matin, au moins on est sûr d'avoir assez d'énergie pour la journée. Nous prenons le métro, qui à cette heure là est tout à fait fréquentable, rien à voir avec les heures de pointe. On s'arrête à Tokyo-centre pour visiter le palais impérial, nous déambulons dans les grandes avenues calmes, les gens ne sont pas encore au travail. A cette heure, nous rencontrons les éboueurs et les clochards traînant leur espèce de charrette débordante de breloques. Nous faisons la connaissance d'un animal urbain typique de cette mégalopole, détesté par les habitants car parfois ils attaquent, il s'agit des maîtres corbeaux qui croassent et qui sont attirés par l'abondance de sushis et de sashimis. Ils font vraiment partie du décor, posés sur un lampadaire ou défendant une poubelle, leurs cris résonnent lugubrement et font peur aux passants qui ont un souvenir hitchkockien de l'oiseau. Après une longue ballade dans ce quartier très chic, nous tombons sur un magasin pokémôn, avec une belle devanture et une fresque dédiée aux dessins animés. Je n'hésite pas à me faire photographier devant ces illustres figures japonaises! Nous traversons le parc qui mène au palais impérial, arboré d'essence de pin bonzaïs et tapi d'une herbe digne des plus prestigieux green. Les japonais viennent s'y reposer et se coucher sur cette herbe, ils enlèvent leurs chaussures et font des mouvements relaxants, du tai-Chi certainement. Le palais impérial ( du 15è siècle) s'offre enfin à nous, il est discret, il est composé de plusieurs chateaux qui sont les résidences de vacances de l'empereur. Le chateau principal est inaccessible, il est protégé par des douves où vient se refléter un joli pont. Cet endroit est tout à fait représentatif de la culture japonaise : c'est sobre, la richesse et l'immensité de l'architecture ne nous assomme pas du tout, on se rend à peine compte de ce luxe et de ce raffinement extrème. Tout s'harmonise absolument avec la nature, rien ne choque, rien ne perturbe la sérenité des lieux. L'endroit est touristique, un père de famille japonais, nous demande de le prendre en photo avec sa fille. La chaleur est insupportable, je regrette de ne pas avoir pris un chapeau, je m'acheterai une ombrelle noire comme toutes les japonaises. Spectacle éblouissant, quand au sémaphore, une rangée d'ombrelles s'apprête à traverser, on assiste alors à un véritable ballet, c'est tellement élégant l'ombrelle! Direction Ginza, le quartier en vogue, un genre d'avenue Montaigne, où le luxe n'est pas que dans les vitrines des grands couturiers mais plutôt dans les buildings. Celui de Dior, habillé de blancheur, Hermès et ses carreaux s'élévant jusqu'aux cieux, mais il y a aussi Sony avec son aquarium géant. partout des écrans crachent des sons, de la musique, un univers sonore inconnu par nous jusqu'à présent. Au japon, le bruit des magasins, de la publicité est une institution, la rue n'est jamais muette, nous n'entendons pas les automobiles, leur ronron est couvert par la voix enivrante d'une jeune beauté qui vante les mérites de la bière Asahi. Nous continuons notre promenade quand nous voyons des gens massés devant un étrange édifice, ce n'est pas un gratte-ciel, il s'agit du Théâtre de Kabuki, théâtre traditionnel japonais qui attire les foules, des japonaises en kimono se massent devant l'entrée, jouer à guichet fermé doit être la règle ici. L'édifice est magnifique, il est ancien et de style pagode tout en peinture. Nous laissons ce spectacle pour les ruelles plus intimes de Ginza avec ses bars implantés directement sous la voie ferrée, aucune place ne se perd, l'espace est une denrée rare dans un pays qui compte 127 335000 habitants pour une superficie de377 873 km2. Quand on traverse ces échoppes souterraines, on a l'impression d'être dans un marché noir, quelques lanternes rouges sont allumées et une ambiance illicite se dégage. On poursuit notre chemin délaissant le marché noir pour les grands ponts emjambants la Sumidagawa, un fleuve immense sur lequel les japonais ont crée des îles artificielles appelées Odaiba. On regarde passer du pont les fligtboat japonais, sorte de bateau longiligne, futuriste, tout en transparence et en vitesse, sorti du dernier film de science-fiction de Spielberg! On se perd, on divague, on erre, nos pieds ne sont plus que des chairs souffrantes, on revient sur nos pas, on remonte sur Ginza, on croise des gens préparant un matsuri (fête traditionnelle d'été) ils sont habillés comme dans les mangas avec une sorte de yukata, ils portent à l'aide de poutre en bois un autel en or. Nous suivons des yeux cette drôle de procession. nous reprenons le métro et nous rentrons à Kaméari épuisés par la chaleur et le décalage horaire. Extinction des feux à 17h00, après avoir mangé des soupes deshydratées achetées au grand magasin près de notre habitation.
Par Nubula - Publié dans : Carnet de voyage
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Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /Nov /2005 00:00
Jour 1: La fatigue du décalage horaire n'entame pas mon excitation et ma curiosité, je foule le sol japonais avec ravissement. avant de pouvoir humer l'air de ce pays, je dois prendre un train qui relie Narita, la ville aéroport à Tokyo où nous avons loué un mini appartement. Ce voyage en train est l'occasion de prendre contact en douceur avec l'inconnu, Assise sur une banquette confortable, les jambes étalées dans cet endroit spacieux, je peux découvrir les paysages de cette terra incognita. On a l'air de demeuré s'extasiant devant la moindre chose, on regarde tout: " Ah! voilà une rizière, oh! regarde la drôle de maison... Oh mais c'est un temple, avec sa pagode, regarde leur voiture, leur maison, leurs fils électriques, c'est pas comme chez nous." et puis le silence, qui en dit long sur le sentiment qui nous envahit maintenant, comme une peur ancestrale, la perte de repère absolue, comme si tout à coup nous devenions des êtres inadaptés, c'est dur, le dépaysement est au-dessus de mes espérances. Une heure passe, pendant laquelle on a vu défiler quelques espaces verts et beaucoup de ville, la ville à perte de vue, noyé par la ville, Tokyo la mégalopole gargantuesque, c'est la géante, la ville la plus grande au monde! La descente du train donne le ton, sur le quai de la gare de Shinjuku, pauvres petits français affublés d'énormes sacs à dos et assommés par une humidité de 94%, tout en vapeur brûlante, description d'un enfer surpeuplé de vague humaine perpétuelle. on se rapproche, et si on se perdait, séparé par la foule qui nous emmène et nous vole la la la... On prie pour que cela n'arrive pas! On s'élance dans ce roulis incroyable et je dis ingénument: " De ma vie, je n'ai jamais vu autant de gens!" Il faut trouver la sortie EST car c'est dans cette direction que se trouve l'agence qui nous a loué l'appartement. Où est-elle, on tourne, on retourne, on se détourne les yeux levés vers les panneaux indicateurs, je suis aveuglée par tous ces signes que je ne comprends, me voilà devenue analphabète! Enfin la délivrance, un gros EAST EXIT nous explose à la figure, merci l'anglais! arrivée dehors tout est démesuré, les gratte- ciel, les publicités sur de grands écrans, les métro superposés au train, à l'autoroute, au vélo, juqu'au passage piéton qui ressemble à un boulevard, les badauds sont si nombreux qu'ils dictent la circulation, ils créent un embouteillage et forcent les voitures à s'arrêter. Un monde fou vit devant nous. Rencontre avec Naguiso, notre interlocutrice privilègiée à la sakura ( cerisier en fleur dans la traduction, nom de l'agence de location), elle est jolie et parle divinement bien anglais, on rencontre quand même quelques difficultés au moment où il faut faire l'état des lieux virtuel, manque de vocabulaire, c'est vrai que je ne sais pas dire cocotte ni cintres, ni rideau, ni baguettes ni bouilloire en anglais. Heureusement que mon compagnon de voyage déssine à merveille, j'assiste à un pictionnary un peu délirant entre un français et un japonais venu prêter main forte à Naguiso. Quelques griboullis plus tard, nous avons le précieux: nos clés, on va donc découvrir notre chez nous chez eux. Mais avant le calme d'un nid douillet, il va falloir affronter 45minutes de métro pour relier Shinjuku à Kaméari, notre quartier populaire. Nous empruntons pour la première fois la yamanote line, une ligne circulaire dans Tokyo, qui dessert les points névralgiques de la ville. Nous sommes confrontés au système disciplinaire qui règlemente le métro Tokyoïte, Des agents qui contrôlent notre Japan rail Pass à chaque entrée et chaque sortie, il nous faut aussi suivre les sens et les flèches par terre au mur sur d'étranges individus-flèches-humaines ( il n'y a pas trop de chomâge à Tokyo et pour cause), il faut suivre le sens sinon on se retrouve pris dans le courant inverse et on disparaît de la circulation. L'intérieur du métro est différent de ce qu'on peut voir chez nous, ici il n'y a pas beaucoup de places assises pour garantir un meilleure remplissage. On retrouve des publicités, des écrans encastrés diffusent des informations sur les séismes, sur les alertes terroristes ( depuis l'attaque du métro de tokyo par une secte, ils sont sur leur garde) et puis des chaînes de télé. Il nous faudra faire deux changements pour rejoindre Kaméari, et 15 minutes de marche pour arriver à notre appartement. Le quartier de kaméari est populaire et tranquille, on y trouve tout comme tous les quartiers de Tokyo, Mac Do, Mister donuts...Les lanternes accrochées aux établissements, aux restaurants, les odeurs qui sortent des bars nous dépaysent complétement, cette odeur je ne l'oublierai jamais, odeur exquise de poudre à laver et d'encens, pour moi c'est l'odeur du Japon. Notre maison comporte trois étages, elle est rigolote car elle est peinte d'une drôle de façon en rose, en jaune avec des paipillons. Nous devons nous déchausser et mettre dans le hall d'entrée nos chaussures dans des "bags shoes" près du lieu où vit le watanabé ( le concierge dynamique). Notre mini appartement fait 15 mètres carré pour deux, très bien agencé et typique de l'habitat japonais. Nous sommes tellement fatigués que nous nous endormons à 17hoo sans avoir mangé avec l'impression d'avoir eu deux vies.
Par Nubula - Publié dans : Carnet de voyage
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Mardi 1 novembre 2005 2 01 /11 /Nov /2005 00:00
Je viens d'écouter le dernier album de Juliette au titre énigmatiquement latin : Mutatis, Mutandis, formule qu'utilisait la belle circé pour transformer les compagnons d'Ulysse en cochon. Une chanson qui donne le ton celui de la transformation, tout est mouvant dans cet album, musiques, paroles, images. Les phrases se déroulent comme des formules magiques, l'artiste fait du public son complice. Que de délectation en écoutant, ce n'est pas le terme qui convient, en buvant ce nectar de belles phrases si romanesques, si poétiques, si humoristiques. Les références mythologiques, littéraires, de faits divers, se recréant sous la plume de Juliette, phénix de la musique. BRAVO MADAME.
Par Nubula - Publié dans : Le coin des oreilles
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Mardi 1 novembre 2005 2 01 /11 /Nov /2005 00:00
Qui est -il? c'est le plus fameux architecte et designer écossais. Son travail a influencé le design d'aujourd'hui, son style est très caractéristique et typique de l'art nouveau mêlé aux traditions écossaises. Né à glasgow en 1868, il restera fidèle à sa ville natale mais partira dans toute l'europe notamment en autriche et en allemagne où il fondera les Arts and crafs movement avec John Ruskin et William Morris. amoureux de Glasgow, c'est là que se trouve son oeuvre la plus connue et admirée: La school of Art, vue comme le premier bâtiment moderne de la ville, surprenante en volume et simplement par ce style nouveau inventé par ce génie de Mackintosh. Autres lieux insolites et géniaux, les Willow Tea rooms, que l'on trouve sur Argyle street et Buchanan street, des lieux féériques déssinés par cet amoureux de l'écosse. Une définition paraît impossible pour redonner l'essence véritable de ces endroits intemporels. Quand on entre dans ces fameux Willow tea-rooms, on entre dans un univers étrange où on a l'impresion d'être roi des ogres et de liliput en même temps, les sièges sont des trônes éphémères, les lustres sont pastels avec des volumes incroyables, on doute même de leur existence, sommes-nous dans la réalité? Certes non. On se sent tout d'un coup dans Alice aux pays des merveilles à l'heure du thé. J'ajouterai pour terminer qu'il y a des liens étroits et sensibles entre ce génial Mackintosh et l'univers de tim Burton avec une pointe de Buren, tout est dans le dosage! Je vous conseille si vous voulez en savoir plus, avant de vous précipiter à Glasgow à l'heure de thé qu'il existe un beau livre sur Mackintosh de Fanny Blake: Essential Charles Rennie Machintosh.
Par Nubula - Publié dans : Projecteur sur
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Mardi 1 novembre 2005 2 01 /11 /Nov /2005 00:00
Toujours sur la ville de Lyon, après l'art contemporain, ou avant, on peut aller traîner dans le cloître du palais saint Pierre mieux connu sous le nom de musée des beaux arts. En ce moment, on peut voir une expo très intéressante sur le thème du dialogue entre Braque et Laurens, amis et artistes. L'expo est pertinente car on voit véritablement l'interconnexion entre tableau cubisme et leur incarnation, si on peut dire, en sculpture. C'est très jouissif de voir une peinture contrainte par le cadre du tableau, par la texture de la toile et comme un tour de magie la retrouver en trois dimensions en pierre, on peut en faire le tour si on veut. Du coup on a l'impression de connaître avec une profondeur inattendue l'oeuvre, elle nous livre d'autres secrets, elle ne se borne plus au rectangle de la toile, elle a plusieurs existences. Puis, on admire le génie de Braque d'un côté et de laurens de l'autre, la révolution fauviste, la désinvolture du cubisme. Un grand moment.
Par Nubula - Publié dans : Expo
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Mardi 1 novembre 2005 2 01 /11 /Nov /2005 00:00
allez vous promener à Lyon et découvrez sa biennale de l'art contemporain qui se déroule sur cinq sites aux fortes identités. Le premier: le musée d'art contemporain près du parc Tête d'or (pour ceux qui connaissent) présente une oeuvre de Buren ( celui des colonnes du même nom à Paris), un labyrinth de plexiglace coloré, traversé par la lumière du soleil, très onirique. Mais l'oeuvre à voir dans ce musée, c'est celle de Brian Eno ( mieux connu pour sa musique, notamment pour celle écrite pour Bowie) cet artiste nous propose une boîte de nuit paisible, un hâvre de paix dans lequel on peut faire une régression fantasmagorique, la salle est plongée dans le noir, seules deux statues de marbre blanc sont éclairées et de grandes toiles blanches flottes dans l'air sur lesquelles un rétro lance des couleurs qui viennent animer ce décor qui se crée sous nos yeux. Cerise sur le gâteau, la musique d'Eno vient baigner cette pièce où l'on fait un étrange et fabuleux voyage. Le deuxième lieu étonnant est celui de la sucrière, un entrepôt désafecté des docks du quai Rambaud. Entre Saône sauvage et voie ferrée tonitruante, la sucrière se dresse avec ses silos gigantesques. Ce lieu est à lui tout seul une visite insolite, on a l'impression d'être à soho, au coeur de l'art underground, on s'attend à voir au coin de l'entrepôt débouler Warhol! Une fois que la grandeur du lieu nous a pénétrés, on peut entrer l'esprit prêt à affronter l'art contemporain, à quelle sauce allons-nous être manger? On se fait dévorer par des pigeons, on nage dans un bain de ballon couleur guimauve, on rencontre une ribambelle de sympathiques et lubriques squelettes, on voit le monde comme si on avait pris des psychotropes, on vit tellement de vies que l'on fait l'expérience de la durée, thème phare de cet biennale. La sucrière est mon site coup de coeur!!!!! Le troisième site tout aussi important est celui de l'institut d'art contemporain toujours dans cette belle ville de lyon, à villeurbanne plus précisément. C'est le sacré graal de l'art contemporain, un lieu un peu comme un bouillon de réflexion sur le rôle de l'art dans notre soc de consommation ( si vous êtes allés au shopping en ce jour férié de Toussaint, cette expo s'adresse à vous pour vous remettre dans le droit chemin), on y rencontre des étudiants des beaux arts qui se demandent si un jour ils figureront au menu d'une biennale. L'institut nous présente des artistes comme le photographe Douglas Huebler qui réfléchit sur notre identité, par des photos simplissimes, on entre dans la vie d'inconnus , les portraits sont reliés à des plans de ville,un travail presque documentaire. Clou de cette expo c'est une pièce consacrée à la féministe Agnès Thurnauer qui présente un tableau rempli des noms illustres de tous les artistes qui ont marqué le XIXè siècle, desquels elle s'amuse en mutine à féminiser le prénom, du coup on se souvient de Paula Picasso, Katia Mankévitch et bien sûr d'Edith Manet. Attention certaines toiles et Bd présentées dans cette expo ne conviennent pas aux enfants, c'est le seul lieu de la biennanle qui s'adresse aux adultes contenu du "cararctère pornographique" de certaines oeuvres. Le Rectangle décalé sur la place Bellecour, offre les déchets de la société de consommation, les vaches qui rient déclinées aux effigies des 2be3 et autres boutades sur le thème. Le dernier lieu est réservé aux nostalgiques des beatnik. en effet dans ce vieux fort type vauban (le fort saint jean ) se trouvent concentrées des affiches du Che, des BD de Reiser, tout le monde joyeux et pacifique des années 60-70, un régal pour les yeux. Un film sur le larzac est diffusé dans une voûte. Ah nostalgie quand tu nous tiens!!!
Par Nubula - Publié dans : Expo
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Mardi 1 novembre 2005 2 01 /11 /Nov /2005 00:00
Ce roman écrit par Eric Emmanuel Schmitt raconte l'histoire grotesque et surréaliste d'un jeune homme qui veut metttre fin à son existence. Il ne peut pas se suicider paisiblement car un homme l'observe depuis une limousine. Cet homme mystérieux engage la conversation avec le déprimé jeune homme, il lui promet de lui redonner goût à la vie, de le rendre heureux. Le héros cède et met sa vie entre les mains de cet inconnu. Cet inconnu n'en est pas un, il se trouve qu'il est le plus grand artiste de tous les temps: Zeus-peter-Lama (rien que ça) un brin mégalo et dément. Le jeune homme goûte dans un premier temps à une vie pleine de paradis artificiels, puis on se demande quelle trouvaille zeus-Peter-Lama va -t-il inventer pour rendre ce jeune homme heureux? On est suspendu aux pages, aux paroles des personnages pour entendre ( même si on sait d'après le titre ce qui va se passer) enfin que le jeune homme va être transformé en oeuvre d'art vivante. Ah et enfin au milieu du livre la mutation a lieu, c'est le docteur Fichet, légiste bourreau, qui va présider aux opérations, d'après les plans de Zeus-peter-Lama bien sûr. Le résultat est éblouissant, ce jeune homme est admiré de tous, de l'anonymat il passe à la surmédiatisation et bien sûr ne trouve pas le bonheur. Les choses se précipitent vers unes descente aux enfers, la déchéance guette s'il n'y avait pas un ange pour le secourir. Lisez ce roman qui est bourré d'humour sur le monde de l'art contemporain, et sur notre société plus simplement. J'aime dans ce livre ce côté absurde du monde dans lequel évoluent les personnages, qui n'est pas aussi absurde qu'il en a l'air puisque c'est ce qui a cours aujourd'hui. Ne sommes nous pas des hommes objets?
Par Nubula - Publié dans : critiques de livres
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Vendredi 28 octobre 2005 5 28 /10 /Oct /2005 00:00
J'ai revu récemment quelques films de Dario Argento, l'inventeur du gore et le maître de la série Z. Je pense que Suspiria est de loin son meilleur film, il faut à tout prix le voir ou le revoir et s'intéresser à l'utilisation de la couleur rouge dans ce film. Tel un peintre, Argento touche et retouche le cadre de son oeuvre de terreur et de beauté qui s'unissent pour nous donner de pures sensations de frayeur. Ces films nous font tréssaillir, notre corps réagit comme un instrument de musique mal accordé, jouant un air d'outre-tombe. Phénoména n'a rien à envier à suspiria, bien au contraire, il ne joue pas dans la même cour. Avec ce dernier, on est plus dans le thriller fantasmagorique, en effet la jeune héroïne, interprétée par Jennifer connelly, a des dons pour communiquer avec les insectes, ce qui tombe plutôt bien puisque un tueur en série achève tous ce qui bouge et garde les cadavres en état de décomposition, du coup des larves se développent et deviennent de belles mouches bleues que notre héroïne n'a aucun mal à suivre puisqu'elle est liée à elles par ce don értrange... Vous me suivez toujours?...Une scène est particulièrement horriblement dégoutante, il s'agit d'un bain pris par l'héroïne qui s'avère ... comment dire... Bon pour la peau? ... A vous de découvrir ces films cultes: Suspiria, Phénoména, Le chat à neuf queues....le ventre vide de préférence.
Par Nubula - Publié dans : rétrospective
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